Práctica interactiva de examen oficial de Francés (2026 · Convocatoria Extraordinaria) en Comunidad de Madrid. Responde a las cuestiones originales con registro seguro de respuestas.
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•Après avoir lu attentivement l’examen, répondez EN FRANÇAIS aux questions associées au texte proposé.
•El bloque I se calificará sobre 4 puntos; los bloques II y III se calificarán sobre 3 puntos.
•Tiempo: 90 minutos.
9 respuestas requeridas de 10 ejercicios
Questions du bloc I: 5 de 5Questions obligatoires du bloc II: 2 de 2Pregunta optativa de gramática: 1 de 1Rédaction: 1 de 2
Ejercicio I.1 de 101.5 puntos
Questions du bloc I
Répondez à toutes les questions.
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Material del bloque
Le vélo est-il devenu un truc de riches ?
C’est le paradoxe du siècle. Le vélo, moyen de transport le plus économique qui soit, reste aujourd’hui pratiqué surtout… par les riches. Il fut pourtant longtemps un symbole de la mobilité ouvrière ou de la maman qui trimballe* ses courses, avant de lentement s’embourgeoiser. Oui, les chiffres sont clairs : plus le salaire baisse, moins on pédale.
En France, la dernière enquête de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) le montre : dans les quartiers populaires, deux fois moins de trajets du quotidien se font à vélo. En Belgique, le Service Public Fédéral (SPF) Mobilité et Transports confirme la tendance. Toutes les catégories de revenus* roulent environ une fois sur dix à vélo… sauf les ménages à plus de 5 000 € mensuels, qui doublent la moyenne et pédalent pour 22 % de leurs trajets. Alors, comment expliquer que l’option la plus simple et la moins chère se soit surtout imposée dans les foyers aisés ?
D’abord, il y a l’image. Dans les pubs, le cycliste ressemble rarement à un livreur Deliveroo : plutôt un cadre* mince, looké, juché sur un vélo carbone à 3 000 €. Pas franchement une invitation pour les familles précaires. Ensuite, il y a la réalité matérielle. Le vélo, ce n’est pas juste un guidon et deux roues. Il faut avoir appris à rouler (ce fameux capital culturel), mais aussi être en bonne santé. Or, on sait que les inégalités sociales pèsent lourd là-dessus. Il faut aussi avoir de la place chez soi pour le ranger, chose rare dans les petits logements. Et surtout, il faut oser se lancer sur des routes pensées pour les voitures. Puis on ne va pas se mentir, l’explosion du vélo électrique a fini d’installer l’idée d’un vélo de « bobos »*. Plus confortable certes, mais aussi et surtout bien plus cher.
Alors, le vélo est-il un truc de riche ? Aujourd’hui, un peu, oui. Mais il peut redevenir un outil populaire et accessible à toutes et tous. À condition d’investir dans des pistes cyclables sûres, d’organiser des vélos-écoles dans les quartiers, de simplifier l’accès à l’équipement, et surtout d’écouter celles et ceux qui vivent là où pédaler reste un parcours du combattant. Parce qu’au fond, le vélo n’a jamais été réservé aux bobos* du centre-ville. Il devrait être ce qu’il a toujours été : un passeport pour la liberté.
D’après Camille Vernin, lesoir.be, septembre 2025
*trimballer : transporter
*revenus : rémunération du travail ou fruit du capital
*cadre : personne qui a des fonctions de direction dans une entreprise
*bobo : personne d’un milieu aisé et cultivé
Dites si c’est vrai ou faux, d’après le texte, et recopiez la phrase (ou la partie de la phrase) qui justifie votre réponse :
a) Les foyers aisés roulent deux fois plus à vélo que les familles précaires.
b) Les inégalités sociales n’ont aucun impact sur l’usage du vélo.
c) Le vélo est et restera un moyen de transport pour les riches.